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du 20 au 22 juillet

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Mercredi 20 juillet, L’école de la brousse

Journée de visite à Boulo, un village de brousse à 60 km de Banfora. Nous sommes invités par l’Association Amitiés France Burkina Faso à l’inauguration de l’école qu’ils ont contribué à construire avec les villageois. Juste après le village de Nianiagara (avec ses chuchutes bien connues) nous déboulons sur une vaste esplanade plombée de soleil. Une foule d’enfants est abritée sous un arbre isolé. Les notables sont alignés sur des chaises un peu plus loin et le groupe de musique patiente prés des bancs. Barrant un angle du terrain, le long édifice couleur framboise-lie-de-vin (la couleur de la latérite, la terre de l’Afrique), avec ses fenêtres poussin-citron, marque de fabrique des 180 écoles construites grâce à l’association, rutile dans la lumière crue de midi.

L’atmosphère en brousse étant beaucoup plus étouffante qu’à Banfora nous nous octroyons un break à la piscine avant qu’une délégation rende visite à la fête de départ en vacances des enfants de l’orphelinat visité la veille. La distribution des ballons de baudruche et la ronde en musique déclenchent un feu d’artifice d’yeux pétillants.

Jeudi 21 juillet, La tyrolienne

Intense journée de chantier. C’est l’avant dernière. La tyrolienne pour crépir les murs intérieurs et extérieurs entre en piste. La taille du bâtiment est conséquente et l’inquiétude de ne pas finir dans les délais transpire. Tout le monde met le nez dans le guidon et roule au gré des tâches parfois ingrates de finitions.

L’après-midi est consacré aux achats de souvenirs et de cadeaux. Une vague d’excitation s’empare des moineaux et au retour chacun exhibe ses acquisitions en mentionnant fièrement ses prouesses en marchandage.

Vendredi 22 juillet, Le ménage en chantier

Dernière journée de chantier ! Nous recevons la visite d’un membre de la Direction de la Coopération Internationale des Apprentis d’Auteuil. Les équipes sont divisées en deux, une de matin, une d’après-midi. Le boulot de nettoyage des abords, de balayage de l’intérieur, de grattage et de vernissage des encadrements, pendant que la tyrolienne finit de recouvrir les murs, sonne déjà comme la fin de l’aventure. Les jeunes peuvent être satisfaits du travail réalisé et goûter demain aux honneurs de l’inauguration avec fierté, avant de « demander la route » et rentrer dimanche.

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Du 15 juillet au 19 juillet

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Vendredi 15 juillet, Tôles Story

Les premières tôles en provenance de Bobo Dioulasso sont arrivées. Bon, pas les crochets mais c’est pas grave, on va les acheter ici.  Percer des trous, enfiler les crochets sur des rondelles en cube de bois et fixer le tout. Un tous les 30 cm, ça en fait des opérations (300)!

Nouveauté : A partir d’aujourd’hui un deuxième binôme d’intendance participe aux courses et nous décidons d’améliorer l’ordinaire (pas le budget) en achetant carottes, tomates, maïs, haricots verts, manioc et tout ce qui fait envie sur les étals du marché…

Pendant ce temps un groupe part visiter les deux scieries de Banfora qui alimentent en bois tout le Burkina Faso.

Le soir, après les cours de djembé, visite de la RCT, La Radio Catholique Teriya : Amitié en Dioula, à l’image de Mariam, jeune animatrice de la radio, qui nous a fait découvrir les locaux avec son sourire désarmant dans l’esprit Teriya. « Quand tu travailles à la RCT, tu dois transmettre la joie et l’amour que tu portes dans ton coeur. »

Samedi 16 juillet, Diesel du désir

La ronde des seaux, des pelles et des tas de sable reprend pour la chape dans la deuxième pièce, sur le chantier. Les enfants jouent à sauter et s’enterrer dans le sable. Une journée à la plage, quoi !

Une autre « colonie de vacances » d’Auteuil (les maisons Jean-Marie Viannet et Côte Saint-André), actuellement en chantier au Burkina nous a rendu une petite visite sur la route de leur week-end. Ils construisent un lieu d’accueil pour les enfants des rues à Bobo Dioulasso. Quelques uns ont immédiatement  empoigné les outils et ont fait des pâtés de sable avec nous. Ravis et fiers, nos jeunes pouvaient se préparer pour l’événement qu’ils attendent depuis plusieurs jours : la sortie en discothèque au Diesel, la boite branchée de Banfora. Les tenues immaculées sortent miraculeusement des placards, et le gel sculpte les coiffures. Cependant, la bien nommée fièvre du samedi soir douche quelque peu l’enthousiasme. Les premières victimes gastriques se couchent sur le flanc.

Sur la piste de danse en surchauffe, on bouge son corps mais le coeur n’y est pas et l’on rentre s’enquérir des nouvelles de nos compagnons d’armes.

Dimanche 17 juillet, Family Business

Le dimanche à Banfora, c’est le jour du marché et des affaires de famille. Les jeunes sont invités à manger chez leur binôme. Ils découvrent l’environnement de ceux avec qui ils ont passé maintenant deux semaines et partagé des relations qui se resserrent chaque jour un peu plus. Alter ego, frères et soeurs siamois, les deux profils d’un même visage.

Lundi 18 juillet, Le repos des guerriers

Le chantier avance mieux en effectifs réduits et l’équipe surmotivée de ce matin abat un boulot considérable. Cela tombe bien parce que de l’autre côté, les vaillants soldats tombent comme des éphémères qui se cognent aux néons.

En fin d’après-midi, Docteur Afrique vient mettre de l’ordre dans la maisonnée et remettre sur pied les troupes.

Mardi 19 juillet, Soleil vert

Visite à l’orphelinat Africatiyé (soleil d’Afrique) dans les faubourgs de Banfora. Accueil en chanson et rencontre émouvante. Les jeunes, au retour sur le chantier partagent leurs sensations avec l’équipe au travail, débordante d’énergie contagieuse. Tout le monde semble regaillardi. Visite à la Maison des Jeunes en suivant pour un entrainement partagé de judo.

Un nouveau souffle semble dévaler des collines délavées par les anciennes pluies.

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Jeudi 14 juillet, Hippo glycémie

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Envolée des moineaux pour le lac aux hippos. A bord de trois pirogues (en fait des barques, mais pirogue, ça le fait plus, non ?), nous glissons paisiblement au milieu d’un tapis de nénuphars en fleurs, que les cuisinières, en balade avec nous, entreprennent de transformer en colliers éphémères. L’eau du lac est un peu trop haute et l’heure pas idéale, mais nous apercevons quand même quelques hippopotames se faire des papouilles avec leurs immenses mâchoires. Un peu de musique au retour, au village de Tingrela, où les « trembleuses », danseuses fameuses ne sont que trois car les autres travaillent aux champs.

Repas amélioré en soirée et chants des hymnes respectifs pour fêter dignement « les 300 ans d’indépendance de la France… ( !)» Bon, les français ont encore quelques progrès à faire en Histoire…

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Mercredi 13 juillet, Bleu Blanc Blues

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Journée importante à plusieurs titres.

D’abord, sur le chantier, la première tôle est posée sur la charpente. Le reste des équipes est dispatché sur les autres activités : peinture des fenêtres, peinture de l’enseigne en bois, finitions d’une des portes à la menuiserie… Tout le monde est bien occupé mais ce qui devait arriver arrive…..

On est à la moitié du séjour (ou presque) et les premiers bobos, à l’âme comme au reste surgissent dans le vaisseau… Normal et sans gravité. La fatigue s’est insidieusement accumulée et les organismes demandent une petite pause pour

recharger les batteries,  faire le tri dans le coffre à émotion, décanter la barrique de sensations. Un gros orage éclate en soirée et entreprend le travail de rinçage nécessaire.

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